200 - DES DERIVES DU POUVOIR

    200  - DES DERIVES DU POUVOIR  -  Le Mercredi 25 juillet 2018

IL NE SUFFIT D'AFFIRMER « J’ASSUME » POUR QUE TOUT SOIT DIT.

LORSQU’ON EST PRESIDENT ON L’EST POUR TOUS LES FRANÇAIS, NON PAS QUE POUR SES PARTISANS POLITIQUE… CEST UNE  PRISE DE POSITION SECTAIRE GAUCHISANTE !

Il est certain qu’il s’en est dit et écrit depuis ces trois semaines sur « l’affaire BENALLA »…. Mais la faute à qui ? On connait… La meilleure défense étant l’attaque. Que vous n’ayez eu le courage de l’employer plus tôt pour faire taire. Et de manière plus élégante et respectueuse que vous ne le faite en apostrophant de manière indirecte les Français à qui vous avez causé beaucoup d’interrogations.

Très certainement que les journalistes et éditeurs ont dû vous bassiner les oreilles, mais c’est à vous que la responsabilité  en incombe. Le côté ‘’matamore’’ dans la forme de l’annonce ne sera certainement pas très appréciée.

Les Français se font une certaine image de la République et de ceux qui sont censés la servir au plus haut dans l’Etat. Alors, lorsqu’on manque à certaines de ses règles qui  provoquent autant de dommages collatéraux venant de votre entourage, trouvez normal que certains puissent s’en interroger et chercher à comprendre.

Devant un parterre acquit à sa cause. Bien loin des Français dont il se dit être le Président ?

Il devient une fâcheuse habitude, au plus haut de l’Etat, spécialement à la Présidence, que des comportements hors normes, voir hors sujets des électeurs qui vous ont placé où vous êtes, que vous vous serviez  de cette position comme  le déversoir de vos desiderata. Egalement, que vous y changeiez des règles qui viennent en contradiction avec un protocole déjà établit en ce lieu.

Il faut que chaque nouveau responsable, aux plus hauts niveaux des échelons de l’Etat, sache que des règles et usages sont établis pour le bon fonctionnement de la charge publique acquise. Mais non pas que cette position devienne sa chose dont il peut disposer impunément. Vous devenez le serviteur de l’Etat et non le contraire. L’Etat n’est à votre service que pour vous donner les moyens de bien le diriger.

Aussi, il nous est déplorable de constater que chaque fois qu’un haut poste, peut importe lequel, que le nouveau locataire ‘’se donne le droit ‘’ de vouloir y imposer sa marque aux frais de la Société. Que ce soit de toutes les manières quelles soient. Nous ne parlerons pas des meubles de la collection de l’Etat qui ‘’quelques fois’’ ne réintègrent pas leur place. Il en est de même des usages qui régissent la bienséance et la sécurité des élus.

Lorsque l’on considère le nombre de personnels qui gravitent à et autour de l’’Elysée, on ne peut admettre que cela ne puisse être insuffisant à assumer les tâches dévolus sans qu’on ait le besoin d’y introduire des corps étrangers, et qu’un dérèglement s’y produise.  Mais de surplus, d’y introduire d’autres prérogatives non conventionnels avec les usages en place. Ceci devient une insulte à ceux qui ont apporté en ces lieux un dévouement dont ils estiment devoir être reconnu. Et non pas d’être substitués à un « énergumène venu d’ailleurs ».

Souffrez, Monsieur le Président, que bien des Français se soient émus, voir indignés par les frasques faites à travers votre bienveillante position. Que vous n’y avez vu qu’un simple débordement inconséquent qui ne méritait qu’une tape sur le postérieur telle que pour un enfant indiscipliné (même si cela est devenu interdit… Et pourtant). Je pense que les pleins pouvoirs donné à un tel individu a été une insulte à tous ceux qui assume votre sécurité comme un sacerdoce.

Mais aussi à nous, en tant que Français lambda, de l’image que vous nous avez renvoyée d’un lieu respectable et respectée où se décide l’avenir de notre Pays et en lequel nous pouvions être assurés qu’il soit inattaquable de turpitudes d’où quelles viennent. Cela est d’autant plus grave que vous êtes le premier garant de l’image à donner à notre Pays. Celle-ci a été, tout d’abord de l’étonnement, mais ensuite la risée dans  bien des Pays… C’est la rançon pour celui qui se veut devoir donner des leçons à tous les autres !

Alors, Monsieur le Président, il aurait été plus judicieux de votre part de venir vous adresser directement aux Français et de vous en expliquer. Au lieu de cela vous prenez un chemin détourné pour vilipender sur la presse et l’opinion publique qui s’interrogeaient sur cette affaire ‘’BENALLA’’. C’est vraiment un manque de discernement et d’élégance de votre part. Au lieu d’attendre que le ver entame trop la pomme, il aurait fallu vous manifester plus tôt et d’expliquer ce qu’il en était. On comprend mieux la gène de certains de vos subordonnés dont le Ministre de l’intérieur qui n’a pas fait illusion tant les ficelles étaient grossières.

Nous pensons que vous allez devoir descendre de quelques centimètres votre piédestal jupitérien. Aussi que les pouvoirs supplémentaires, à votre égard, que vous vouliez insérer dans la Constitution, seront sérieusement révisés à la baisse. L’opportunité est parfois, et même souvent une belle chose, mais à celle-ci il semble devoir qu’il lui faut lui rester fidèle. Vous n’avez pas su la saisir dans ce cas présent. Dommage ! Souhaitons que le calme revienne dans notre République et que les vacances se terminent sous de bons auspices. Les Français resteront attentifs et vigilants quoi que vous en pensez.

Bon courage pour vos prochaines réformes. Il n’y a pas que du négatif dans votre cheminement. Mais à trop vouloir secouer le cocotier, pensez à éviter de faire tomber l’arbre.

Bien respectueusement à vous, Monsieur le Président.

A chacun sa réflexion !

 « La somme de pensées différentes forme l’opinion ».

  Le Mistigri vous salue bien

 

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