083 – LA VRAIE VALEUR DES MOTS (suite)

CONCLUSION D’UNE ANALYSE

PMA

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 083 - Le 14 février 2013

GPA 

UNE EVIDENCE

Le piège des slogans

Il est une autre supercherie linguistique qu’il convient de dénoncer et qui tient au discours même des homosexuels. Pendant longtemps, leur combat a été placé sous le signe du « droit à la différence », droit qui leur a été reconnu par l’ensemble de la communauté nationale avec la création du PACS. Aujourd’hui, le thème du « droit à la différence » a totalement disparu du glossaire homosexuel. Bizarre ! Ce virage à 180 degrés a quelque chose de surprenant et pourtant personne ne s’en étonne. Il est vrai que le slogan « le mariage pour tous » est plus rassurant et plus rassembleur que « le droit à la différence » jugé sans doute trop « clivant » pour employer un terme à la mode, un concept dépassé en tout cas que l’on range sans complexe au rayon des accessoires. Au contraire, « le mariage pour tous » sonne comme un appel à la fête, à la fusion universelle de toute l’humanité, un remake d’ « Embrassons-nous, Folleville », en somme une préfiguration du « paradis pour tous ». Qui peut résister à un tel programme ?

Malheureusement, cette vision édénique du mariage est en décalage complet avec la réalité des faits. Il est d’abord étrange que le PACS ait eu si peu de succès auprès de la communauté homosexuelle alors que cet aménagement de la législation était notamment prévu pour elle. Et si le mariage présente tant d’attraits, comment expliquer que tant d’hommes et de femmes, de la base jusqu’au sommet de l’Etat, choisissent l’union libre c’est-à-dire le non-mariage ?

Il est notable également que nombre d’homosexuels vivent leur vie le plus naturellement du monde sans réclamer nécessairement le passage devant Monsieur le Maire. Certains même s’étonnent de ce déchaînement médiatique sur une question qui leur est totalement étrangère.

Alors, au bout du compte, que penser de tout ce tapage, de tout ce galimatias ?

Pas grand chose, sinon que derrière ces acrobaties sémantiques ou stylistiques, il y a la volonté de nier une évidence.

La négation d’une évidence :

Quel que soit le mode de procréation choisi, la naissance d’un enfant est nécessairement le résultat de la rencontre de deux cellules, masculine et féminine. La différenciation sexuelle est constitutive de l’être humain, même si les choix de vie peuvent ensuite amener certains individus à la vivre différemment. De ce fait, on ne peut admettre qu’une simple évolution des moeurs soit un argument suffisant pour modifier le statut du couple et celui de la famille, tels qu’ils nous ont été transmis depuis les origines de notre civilisation.

Les Romains eux-mêmes, qui pratiquaient librement et indifféremment les deux formes de sexualité, n’ont jamais songé à remettre en question ce mode d’organisation de la famille pour une raison très simple mais essentielle : cette structure de la cellule familiale est la seule à garantir la filiation. Grands législateurs (ne pas oublier au passage que notre Code Civil découle directement du Droit Romain), ils ont toujours tenu à préserver ce socle de l’organisation sociale. Quant à l’adoption, très courante à Rome, elle a toujours été soigneusement encadrée par tout un arsenal juridique de manière à préserver l’intégrité des liens du sang. De ce fait, l’adoption n’était juridiquement admise que dans le cadre d’une famille déjà constituée et sur le modèle du couple hétérosexuel.

Jamais deux sans trois :

Mais il y a plus grave : la stérilité naturelle du « couple homosexuel » induit nécessairement l’intervention d’un tiers de l’autre sexe pour le rendre fécond. Dès lors, l’accès à la PMA ou à la GPA (quelle que soit la procédure adoptée, c’est-à-dire avec ou sans rapport sexuel) conduit à s’interroger sur la nature de ce prétendu « couple » qui ne peut assurer à lui seul son désir d’enfant. Ce qui revient à dire que le contrat de mariage que signeraient deux personnes de même sexe inclut nécessairement l’intervention prévisible d’une troisième personne. Il ne s’agit donc plus d’un « couple » mais d’une « triade », une forme d’adultère biologique accepté et reconnu par la loi. Sans parler des inévitables dérives financières qu’entraînera nécessairement la recherche effrénée de donneurs et de mères porteuses. Dans certains pays, on assiste déjà à des combinaisons multiples où les homosexuels s’adjoignent - pour un temps ou pour longtemps et moyennant finances –

le concours d’une ou plusieurs personnes pour mener à bien leur projet. Nous sommes là devant le risque majeur d’une marchandisation de l’enfant et par extension de la vie humaine. L’embryon devient un objet de convoitise assimilable à n’importe quel produit de consommation. Dans un proche avenir, on peut même imaginer l’achat en pharmacie de paillettes de sperme ou d’ovules congelées qu’on pourrait se procurer aussi facilement que la pilule contraceptive ou le Viagra, le tout remboursé par la Sécurité Sociale, au nom de ce « droit à l’enfant » brandi comme un dogme par les partisans de la loi.

Au terme de cet argumentaire, une conclusion s’impose :

Le « mariage » pour quelques-uns est en fait une menace « pour tous » ...

A l’évidence, l’adoption de ce projet de loi fait courir à notre société un danger d’autant plus grand qu’il est paré de toutes les vertus aux yeux du plus grand nombre. Pour employer le langage des internautes, c’est un dangereux « cheval de Troie » qu’on introduit dans la législation française. « Malheureux citoyens, quelle folie est la vôtre ! » s’écriait Laocoon en voyant les Troyens disposés à introduire ce cheval maudit dans les murs de leur ville (Enéide, II, 42).

Abandonné sur la plage, ce cheval imaginé par Homère avait tous les attraits d’un cadeau des dieux. Les Troyens sont restés sourds à l’avertissement de Laocoon. Ils ont fait mieux. Pour faciliter l’entrée du cheval dans la ville, ils n’ont pas hésité à abattre une partie de leurs murailles.

On connaît la suite ! …

Il est vain d’imaginer qu’on puisse contenir toutes les dérives inhérentes au projet de loi tel qu’il est présenté aujourd’hui. C’est bien sur la notion même de « mariage pour tous » qu’il faut se battre et résister. Si cette digue saute, le risque de submersion est hors de tout contrôle.

Dans le cortège des partisans de la loi « le mariage pour tous », il y avait un slogan intéressant : « UNE PAIRE DE MERES VAUT MIEUX QU’UN PERE DE MERDE »

Si l’on accepte de faire l’impasse sur le caractère outrancier et injurieux du propos, ce slogan est une aubaine !

Pour la première fois, l’union de deux femmes est reconnue comme une « paire » et non comme « un couple ». J’y vois la confirmation (involontaire) de mon analyse du mot « couple »

Les arguments en faveur du mariage homo s’effondrent d’un coup devant cette évidence. Merci à celui ou à celle qui est à l’origine de ce slogan lumineux et providentiel !

Daniel Godard

Professeur de Lettres Classiques.

En somme une histoire de dupes par manipulation. Nous restons donc dans un problème de vocabulaire et de sens des mots détournés qui viennent faussés la destination de valeurs convenues et reconnues.

C’est ce dont il aurait été préférable d’entendre et de voir développer lors de cette quinzaine à l’Assemblée nationale à la place des invectives stériles et ridicules de la part de certains qui étaient sensés nous représenter. Beaucoup ont fait de ce débat des prises de positions personnelles pour se prévaloir en devenir politiquement.

Débats de dupes ouverts par la gauche pour occuper le terrain politique et enfumer les sujets plus importants concernant la vie des Français tels que l’économie, l’immigration, la sécurité. Les problèmes de la Sécurité Sociale, dont la « dette » semble être devenue le réceptacle de beaucoup de déficits externes à son fonctionnement.

Elle est devenue une nébuleuse où on y fourre tout ce qui peut déranger dans certains budgets.

Et les Français en moutons bien dociles crachent au bassinet. Il est désolant d’entendre, à chaque interview lors d’augmentations, essence, péages, cotisations etc.. « ben.. on y peut rien ! Ce sont toujours les mêmes qui paient ! etc ». Marre de ces litanies de veaux qu’on mènent à l’abattoir. Pour une fois qu’on leur donne la parole, qu’ils aient au moins la réaction d’interpeller leur député. Aussi de leur rappeller   s'ils sont en place, que c'est par l’intermédiaire de leur vote..

Cela nous écarte un peu du sujet de départ mais, indirectement, lorsque l’on débat inutilement pour des sujets secondaires, on en oublie le principal. Car la droite en entrant dans le piège de ce débat qui, de toute manière devait passer aux voix, a seulement voulu se refaire une « beauté » auprès de son électorat après le désastre de la guerre des chefs.

Dans la Constitution de 1958, il n’y aurait pas davantage à y trouver raison de refus. Le code civil ne précise pas de genre d’union tant il paraissait évident et naturel, depuis l’antiquité, que le mariage était le fait d’un homme et d’une femme pour fonder une famille. Il n’autorise pas nommément le mariage gay, mais ne l’interdit pas non plus. La gauche profite de ce vide juridique, sous prétexte de promesse électorale, pour rassurer une partie de son électorat en faisant abstraction et  maquillant la réalité des problèmes en cours, devant lesquels ils ne savent que faire malgré leurs allégations électorales.

Pas même un référendum n’est a envisager, car si celui-ci peut l’être pour une question sociale, il ne peut l’être pour une question sociétale qui ne va pas à l’encontre de la Constitution.

Il faudra attendre que la majorité change de bord pour défaire la loi qui va, inévitablement être votée. Mais d’ici là d’autres actualités se seront mises en évidences.

On avait la mauvaise image d’une communauté  qu’elle donnait lors de gay pride. Hier c’était le comportement de lesbiennes en string qui criaient, à l’intérieur de la cathédrale Notre Dame de Paris, leur admission à « l’égalité » en faisant un scandale dans un irrespect total d’autrui. Cela laisse un peu songeur sur l’évolution de la société telle que certains  minoritaires « bien pensants et disants » veulent imposer à l’occasion de circonstances politiciennes.

Analyse clairvoyante et inquiètante qui nous amène à conclure à un chamboulement de société qui n’a pas fini de faire des vagues dans nos valeurs établies.

Il est bien d'affirmer  que la République n'est pas la propriété exclusive d'un rassemblement hétéroclite qui croit à lui seul détenir les vertus  et  la révélation des valeurs universelles.

Ceci est mon avis et je le partage avec beaucoup d'autres...!

Le Mistigri

 

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